lundi 11 janvier 2016


(English below)


 Le Futur de Leysin ? 


Imaginez-vous Leysin en 2050 : au printemps, les vergers sont en fleurs, les blés qui lèvent laissent présager une belle récolte. Sur la place du marché, les premières salades font leur apparition, bientôt elles seront suivies d'un cortège de légumes variés. Une multitude de fromages sont présentés fièrement par les fromagers locaux. Alors qu'à l'autre bout de la place, les artisans vendent leurs créations ou réparent les outils du quotidien. A la fermeture du marché, acheteurs et vendeurs continuent à discuter gaiement autour d'une bière artisanale leysnoude.
Sommes-nous de doux rêveurs déconnectés de la réalité ?

Non! Le rêve actuellement, est de croire que les ressources sont infinies et que notre économie basée sur la croissance a un avenir. En 1972, déjà, un groupe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (Rapport Meadows) mettait en évidence l'échec inéluctable d'un modèle basé sur une croissance infinie. Quarante ans plus tard, leur scénario continue à être d’une redoutable précision. Malgré ce constat plutôt alarmiste, un nouveau monde responsable et intelligent se réveille. Des gens de tout horizon développent à leur échelle une réalité qui leur semble plus sensée et plus harmonieuse. Alors qu’attendons-nous pour changer ? Mais par où commencer ? La nourriture semble être une des premières priorités car elle nous touche toutes et tous. En effet, notre alimentation est actuellement très largement dépendante des énergies fossiles. Il faut savoir que pour produire une calorie alimentaire, il faut dépenser en moyenne 8,5 calories issues du pétrole. Un simple pot de yoghourt fait près de 9000 km (trajet de tous les ingrédients et de l’emballage) avant d’arriver dans notre assiette ? Cela signifie que notre alimentation dépend entièrement de ressources qui viendront à manquer un jour ou l'autre. Seule une agriculture locale et diversifiée pourra garantir une alimentation aux générations futures.

Epuisement des ressources ou pas, n'est-il pas de toute façon souhaitable de se diriger vers une économie locale créatrice de liens... ?


Projets : des petits pas vers une économie locale conviviale.

Tous les jours, des objets en bon état sont amenés à la déchetterie et sont ensuite transportés jusqu'à Monthey pour y être incinérés. Ces mêmes objets pourraient être revendus à bas prix et trouver ainsi une seconde vie. La création d'un magasin de seconde main à Leysin collaborant avec la déchetterie permettrait non seulement de diminuer la quantité de déchets produits, mais donnerait aux leysenouds un accès à des objets bon marché sans descendre en plaine.

Une agriculture variée respectueuse des sols et peu gourmande en énergies fossiles est possible en montagne. Sepp Holzer, paysan autrichien et pionniers de la permaculture, cultive avec succès depuis quarante ans légumes, fruits et céréales, jusqu'à 1500m d'altitude. Créer un tél projet sur le territoire de la commune serait un premier pas vers plus d'autonomie alimentaire. De plus, ce projet aurait aussi une vocation pédagogique et constituerait une offre touristique unique en suisse. Le site de Leysin bénéficie d’une exposition idéale pour l’agriculture de montagne !

La création d'une monnaie locale permettrait aux habitants soucieux de soutenir les producteurs du village d'être assurés que leurs dépenses dynamiseront l'économie leysenoude. Une monnaie complémentaire est un outil économique local très astucieux pour tous ceux qui souhaitent protéger et encourager les petites entreprises.

Le retour d'un marché à Leysin permettrait aux producteurs et artisans leysenouds de vendre leurs produits et de recréer des liens entre producteurs et consommateurs. Plus de saveurs fraîches et locales, de sourires et de rencontres pour un bien-être collectif !

La création d'une scierie permettrait d'utiliser le bois de la commune de manière locale et d'offrir des emplois dans le secteur du bâtiment qui craint les effets de la loi Weber.

Les nouvelles constructions et les rénovations financées par la commune doivent être réalisées par des entreprises locales en privilégiant des matériaux locaux et de manière durable.


 

Le Candidat:

Luc-Etienne Gagnebin a grandi à Leysin, il y travail comme menuisier à temps partiel. Depuis plusieurs années, il utilise sont temps libre pour apprendre et pratiquer la permaculture.


 

Pour plus d'info:

Internet et les nouvelles technologies ne remplaceront jamais une bonne discussion. Alors si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser quand vous me croisez dans la rue. Si on ne se croise pas, vous pouvez écrire à luc.etienne.gagnebin@gmail.com 






Leysin’s Future ?  

Imagine yourself in Leysin 2050: in spring the orchards are blossoming, the wheat gives hints of a great harvest. At the Place du Marché, you can find the first freshly grown salads for sale soon followed by a procession of various vegetables. A myriad of cheeses will be proudly presented by the local Cheesemaker. While on the other the square, the artisans sell their crafts or fix their daily tools. After the market is finished the people assemble for cheerful conversation around a local brew. 

Are we dreamers disconnected from reality ?

NO!

The dream is to think that resources are endless and that our economy based on growth has a future. In 1972, researchers from the Massachusetts Institute of Technology ( Meadows Report ) highlighted the inevitable failure of a system based on an infinite growth. Forty years later, their predictions ring clear. Despite this alarmist report, a new responsible and intelligent world awakens. People from all horizons develop on their own scale a reality that seems to them more harmonious and sensible.

So what are we waiting for? Where to start? Food seems to be one of our first priorities because it concerns all of us. Indeed, our diets nowadays are largely dependent on fossil fuels. Indeed average of 8.5 calories coming from petrol are needed to produce one calorie. A simple pot of yoghurt travels almost 9000 kms ( including the journey of all ingredients and wrapping ) before arriving on our table. This signifies that our diet depends entirely on resources that we will one day lack. Only diversified and local farming will guarantee food for the future generations. 

Exhaustion of resources or not, is it not appropriate to direct ourselves towards a local economy that inspires personal contact acommunity? 

 

Projects: small steps towards convivial and local economy


-Every day, objects in a good state are brought to the waste collection center and then transported to Monthey to be burnt. These same objects could be sold at a lower price and find a second life. The creation of a second hand shop in collaboration with the waste collection center would not only allow a decrease of waste products, but would give Leysenouds access to cheap products without having to drive down the valley.  

-A diversified agriculture which protects the soil and uses little fossil energy is possible at Leysin’s altitude. Sepp Holzer, an Austrian farmer and pioneer of permaculture has for forty years cultivated with great success, vegetables, fruit and cereals up to 1500m. Creating such a project on Leysin’s communal fields would be a first step towards our alimentary freedom. Moreover, this project would also have a pedagogical vocation and would be a tourist attraction unique in Switzerland. Leysin has an ideal climate for an altitude agriculture.  

-The creation of a local currency would allow Leysin’s inhabitants to support the local producers and this in turn would be an assurance that their spendings will boost Leysin’s economy. A complementary currency is an astute economical tool for all that want to support and encourage small businesses. 

-The come-back of a market in Leysin would allow our local craftsmen and producers to sell their products and re-establish links between producers and consumers. More local fresh products, smiles and exchanges for the collective well-being ! 

-The creation of a sawmill would allow to use the commune resources of wood in a locally and offer employment in the building sector that fears the Weber law. 

-New construction and renovation financed by the Commune must be in cooperation with local business using local materials in a durable way.  

The candidate:  


Luc-Etienne Gagnebin grew up in Leysin, he works here as a part-time carpenter.  For the past several years, he uses his spare time to learn and practice permaculture.